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Edit de de Sardique de l'empereur Galère en 311

En 311, Atteint d’une maladie particulièrement douloureuse et craignant une vengeance du Dieu des chrétiens, L’empereur Galère,  promulgue le jour de sa mort l’édit de de Sardique reconnaissant l'existence de la religion chrétienne et renonçant au culte de l’empereur.

 « L'Empereur César Galérius Valère Maximien, Invincible, Auguste, Souverain Pontife très grand, Germanique très grand, Egyptien très grand, Thebaïque très grand, Sarmatique très grand cinq fois, Persique très grand deux fois, Carpique très grand six fois, Arménique très grand, Médique très grand, Adiabénien très grand, de puissance tribunicienne vingt fois, impérator dix-neuf fois, consul huit fois, père de la patrie, proconsul.
Et l'Empereur César Flavien Valère, Constantin, pieux, heureux, invincible, Auguste, Souverain Pontife très grand, de puissance tribunicienne, imperator cinq fois, consul, père de la patrie, proconsul.
« Entre toutes les mesures que nous avons imaginées pour l'utilité et l'avantage des peuples, nous avons d'abord décrété que tout serait redressé selon les lois anciennes elles institutions publiques des Romains et nous avons pris soin de ceci, à savoir : que même les chrétiens qui avaient laissé la secte religieuse de leurs ancêtres, revinssent à une bonne résolution. Parce que, par suite d'un parti pris, un esprit d'orgueil tel s'est emparé d'eux qu'ils n'ont pas suivi ce qui avait été institué par les anciens et également établi autrefois même par leurs pères, mais que d'autre part ils se sont fait à eux-mêmes leurs lois selon leur gré et selon le bon plaisir de chacun, qu'ils les observent et qu'en divers lieux ils assemblent des multitudes diverses, il s'en est suivi un édit publié par nous, pour qu'ils revinssent d'eux-mêmes à ce qui avait été établi par les anciens; un grand nombre s'est trouvé jeté en péril et un grand nombre a été inquiété et a subi toutes sortes de morts.

Et comme la plupart demeuraient dans la même folie, nous avons vu qu'ils ne donnaient l'adoration convenable ni aux dieux célestes ni à celui des chrétiens ; considérant notre philanthropie et la coutume constante que nous avons de distribuer le pardon à tous les hommes, nous avons décrété qu’il fallait sans aucun retard étendre notre clémence même au cas présent, afin que de nouveau les Chrétiens puissent exister, qu'ils élèvent des maisons dans lesquelles ils s'assemblent, en sorte qu'ils ne fassent rien de contraire à la discipline. Par une autre lettre nous indiquerons aux juges ce qu'il leur faudra observer. En retour, conformément à notre clémence, ils devront prier leur Dieu pour notre salut, celui de nos sujets et le leur propre, afin que de toutes façons les affaires publiques soient en bon état et qu'ils puissent vivre sans inquiétude dans leur propre foyer. »

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